ARADD présente le jardin pédagogique de la Step de Mediouna

Une des préoccupations majeures de cette 22e édition de la COP est de veiller à la pérennité de la ressource en eau suffisante pour satisfaire les besoins d’une population en forte croissance et ce dans un contexte mondial marqué par le changement climatique. Mardi 15 novembre, le stand de SUEZ et de Lydec a accueilli les membres de l’Association Recherche-Action pour un Développement Durable (ARADD). Ces derniers sont venus présenter au public les détails du projet d’agriculture urbaine mis en place aux abords de la Step de Médiouna. « Il s’agit d’un site expérimental où nous cultivons un maximum d’espèces et qui servira aux étudiants de même qu’aux agriculteurs des environs », a expliqué Fouad El Amraoui, Président de l’association.

Les activités industrielles, agricoles ou urbaines peuvent modifier la qualité des eaux et les rendre impropres à l’utilisation. En ce sens le Pr Aïcha Rochdi, Enseignante-Chercheuse à la Faculté des Sciences Techniques de Settat, a déclaré que « la salinité de l’eau de la Step est particulière ». En effet, l’eau traitée dans cette Step reste tout de même très salée mais elle peut toujours servir dans bien des domaines, comme l’agriculture, d’où la mise en place de ce projet. « Avec ce jardin pédagogique, nous ne visons pas la productivité mais plutôt la sensibilisation au développement durable, notamment auprès des agriculteurs et des jeunes », a-t-elle rajouté.

À la fin de la conférence, Othmane Zerouali, l’architecte du jardin pédagogique a tenu à présenter, une à une, les différentes zones qui composent ce site de 3 000 m². « Ici, nous disposons d’une zone de forêts comestibles (arbres fruitiers), d’un potager, d’une aire de plantes aromatiques et médicinales, et puis de plantes dites « grasses », résistantes aux effets climatiques », a-t-il expliqué. Avec le réchauffement climatique, la tendance est de privilégier les plantes qui consomment le moins d’eau. Pour conclure, Aïcha Rochdi a souligné que « l’expérience du jardin pédagogique de la Step de Médiouna pourrait bien bénéficier à des millions de personnes au Maroc ».

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