En amont de la COP22La Fondation Lydec organise «Les Ateliers Génération Climat» et mobilise plus de 250 étudiants universitaires pour la lutte contre le changement climatique

Dans la dynamique de ses efforts déployés pour le développement durable ([1]), et à l’approche de la COP22, Lydec a mis en place une plateforme d’actions ambitieuse réunissant les parties prenantes de l’entreprise (acteurs institutionnels, collectivités, universités, société civile, grand public…). «Action changement climatique», tel qu’elle a été baptisée, s’est fixée une thématique principale: «La maîtrise des effets et l’adaptation au changement climatique sur le territoire du Grand Casablanca et au Maroc» ainsi que quatre grandes sous-thématiques qui sont l’eau, l’énergie, l’océan et les déchets.

 

C’est ainsi que Lydec, à travers sa fondation, a organisé le 28 mai 2016 à Casablanca, «Les Ateliers Génération Climat». Labellisée COP22, cette rencontre d’envergure a réuni plus de 250 étudiants et 30 professeurs issus de 18 établissements de l’enseignement supérieur du Grand Casablanca ([2]). L’objectif de ces ateliers de réflexion, organisés sous l’égide du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres, était de sensibiliser les étudiants universitaires aux enjeux du changement climatique et de les positionner comme une force de proposition pour la 12ème Conference Of Youth (COY 12) et la 22ème Conférence sur le climat (COP 22).

A cette occasion, Jean-Pascal Darriet, Président de la Fondation Lydec et Directeur Général de Lydec, a déclaré : «Accueillir la COP22 est une opportunité historique de souligner l’engagement du Maroc dans la lutte contre le changement climatique. Le Maroc est situé dans une zone qui est particulièrement vulnérable à ses effets et affectée structurellement par un stress hydrique intense. Il est donc naturel et légitime que le Maroc soit sensible à ce phénomène. Pour nous, la COP22 est une occasion de manifester notre mobilisation en tant qu’entreprise engagée dans le domaine de la maîtrise de nos impacts environnementaux».

Et d’ajouter: «Aujourd’hui, nous mobilisons les universitaires et les étudiants pour concevoir des actions pré-COP22. L’idée est de travailler main dans la main en vue de proposer des solutions innovantes pour le climat. En effet, à l’issue de ces ateliers, nous constituerons une délégation d’une trentaine d’étudiants universitaires qui participeront, par leur dynamisme, leur savoir et leur expertise, à la 12ème Conference Of Youth (COY 12), mais aussi à la COP22».

 

La rencontre, qui a été riche en échanges, a été marquée par trois temps forts :

 

De la COP21 à la COP22

Pour situer la rencontre dans son contexte général, cette première partie a mis l’accent sur les enjeux et les défis du changement climatique au Maroc. Un bilan de la COP21 et ses implications pour le Maroc a été présenté ainsi que les particularités et les attentes vis-à-vis de la prochaine Conférence sur le climat prévue à Marrakech.

 

 

Pour Mohamed Benyahya, Directeur du Partenariat, de la Coopération et de la Communication au Ministère délégué chargé de l’Environnement et Responsable du Pôle Side Events du Comité de pilotage de la COP22 : «La COP22 est une formidable opportunité pour notre pays pour montrer ce que nous faisons et partager avec les pays africains notre stratégie et notre expérience dans les domaines de l’adaptation aux changements climatiques, des énergies renouvelables et de l’agriculture».

Il a indiqué : «Parmi les principaux enjeux de la COP22, il y a l’adaptation qui doit être au même niveau que l’atténuation, le financement ainsi que la mobilisation des acteurs non étatiques pour maintenir l’élan et l’ambition. Le slogan de la COP22 est l’action et les projets concrets.  A Marrakech, nous devons renforcer la coopération, développer les modalités pour reconnaître les efforts des pays en développement et établir des centres régionaux et des réseaux, particulièrement dans ces pays».

 

De son côté, Abderrahim Ksiri, membre du Conseil Economique, Social et Environnemental et Coordinateur national de l’Alliance Marocaine pour le Climat et le Développement Durable (AMCDD), a affirmé : «L’accord de Paris, qui est orienté vers l’avenir, est plein d’enseignements, de défis et d’opportunités pour les étudiants universitaires qui, en tant que futurs chercheurs, gestionnaires ou entrepreneurs, doivent comprendre les enjeux, s’intéresser aux défis d’adaptation et d’atténuation, intégrer la durabilité et viser la sécurité des ressources alimentaires, hydriques et énergétiques. Ces efforts sont bénéfiques aussi bien pour notre pays que pour notre continent africain qui est très impacté par cette problématique».

«Il faut ainsi réfléchir à un nouveau modèle de développement intégrant l’efficacité énergétique  et les nouvelles technologies et s’engager davantage dans le domaine associatif pour contribuer à la construction de la vision future et préserver ainsi notre seul grand capital qui est la planète terre», a ajouté Abderrahim Ksiri qui est aussi Président de l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre.

 

Quelle contribution de l’université aux enjeux du changement climatique ?

Les 250 étudiants universitaires, issus de différentes filières de formation (ingénierie, sciences sociales, sciences exactes et commerce et gestion), ont été répartis en six groupes de travail: «Eau et climat», «Energie et climat», «Déchets et climat», «Finance et climat», «Diversité et climat» et «Innovation et climat». Ces thématiques ont été débattues lors de la 2ème partie de la conférence. Les interventions des professeurs universitaires ont permis de positionner l’université marocaine par rapport aux enjeux et aux implications de la COP22.

 

Six thématiques, six ateliers de réflexion…

La dernière partie de cette rencontre a été consacrée à six ateliers thématiques organisés en groupes de travail. Etudiants et professeurs ont participé activement à la réflexion autour de la question du changement climatique. Ce qui a permis de formuler des propositions liées à cette préoccupation environnementale.

 

Ces recommandations seront présentées, le 1er juin, lors d’un colloque institutionnel qui sera organisé par Lydec sous le thème : «En route pour la COP22: Quelle contribution des partenariats public-privé à la feuille de route sur le changement climatique ?». Cet évènement, labellisé COP22 pour sa capacité de mobilisation, son originalité et la pertinence de sa thématique, rassemblera quelque 220 représentants de parties prenantes: institutionnels, collectivités et élus, universitaires, ONG, associations professionnelles, managers de Lydec et de SUEZ, médias…

 

Conformément à son Plan d’Actions Développement Durable 2020 (PADD 2020) et à sa feuille de route dédiée à la COP22, Lydec renforce ses actions de mobilisation et de sensibilisation de ses parties prenantes autour du changement climatique, notamment les universités qui ont un rôle primordial dans la réflexion stratégique et le développement.

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[1]Fin 2014, Lydec a adopté sa deuxième feuille de route pour le développement durable renforçant ainsi l’intégration des enjeux environnementaux, sociaux, sociétaux et économiques dans sa stratégie. Le «Plan d’Actions Développement Durable 2020» (PADD 2020) est structuré autour de 4 engagements et 20 objectifs fixés pour la période 2015-2020.

 

[2]Université Hassan II de Casablanca (ENCG, ENSEM, ENSET Mohammedia, FLSH Aïn Chock, Ben M’sick et Mohammedia, FSJES Aïn Sebâa, Aïn Chock et Mohammedia, Faculté des Sciences Ben M’sick et Aïn Chock et FST Mohammedia), EHTP, ESCA, HEM Casablanca, ISCAE Casablanca, Mundiapolis et Université Internationale de Casablanca.

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