Journée Mondiale de l’Eau :
L’eau, un défi mondial au cœur de la COP22

Qu’est-ce-qu’une COP ?

Lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, les Etats participant ont adopté la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il s’agit du premier traité international sur le changement climatique, entré en vigueur en 1994. Cette convention reconnaît l’existence des changements climatiques et la responsabilité humaine dans ce phénomène. Son objectif est de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine dans l’atmosphère de façon à limiter et maîtriser le changement climatique et ses effets. A ce jour, 195 pays et l’Union Européenne ont signé cette convention.

La Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a instauré le principe de Conférence des Parties (COP) (en anglais, Conference of Parties). La COP est une réunion annuelle qui rassemble les états signataires de cette convention, des organisations non gouvernementales (ONG), des collectivités territoriales, des syndicats, des entreprises etc, autour de l’enjeu du changement climatique. La première COP a eu lieu en 1995 à Berlin. L’objectif de la COP est de faire évoluer la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, d’évaluer l’application des engagements pris pour lutter contre le changement climatique, et de négocier de nouveaux engagements.
Lors de la COP21, qui a eu lieu à Paris en décembre 2015, les entreprises ont affirmé leur rôle stratégique dans l’adaptation et la maîtrise des effets du changement climatique, puisqu’elles sont identifiées pour la première fois comme un acteur essentiel de l’Accord de Paris. Le groupe SUEZ est particulièrement mobilisé dans cette démarche, étant notamment à l’initiative d’une coalition d’acteurs publics et privés : la Business Alliance for Climate and Water.

La 22ème Conférence des Parties sur le changement climatique (COP22) aura lieu à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. Elle sera précédée par la MedCOP 22, la réunion des pays méditerranéens en amont de la COP, qui se déroulera à Tanger du 18 au 19 juillet 2016.

La Journée Mondiale de l’Eau a pour objectif d’attirer l’attention au niveau mondial sur l’importance de l’eau et promouvoir la gestion durable des ressources en eau douce. Cette thématique prend toute son importance dans le contexte actuel. En effet, au niveau mondial, les ressources en eau se raréfient au point que ce phénomène affecte 40% de la population mondiale. Le Maroc est particulièrement menacé par le stress hydrique. On estime en effet que la part d’eau de chaque marocain, qui était de 1700 m3 d’eau par habitant et par an dans les années 1970 et qui n’est plus aujourd’hui que de 730 m3, devrait encore diminuer pour se situer à 500 m3 par habitant et par an en 2025. La gestion durable de la ressource en eau est donc un défi majeur au Maroc.

La 21ème Conférence des parties sur le changement climatique (COP21), qui a eu lieu à Paris en décembre 2015, s’est conclue par un accord ambitieux (dit « Accord de Paris ») qui a pour objectif de « contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 degrés ».
Or, la question de l’eau est omniprésente lorsque l’on parle des risques et opportunités liés au changement climatique. Par exemple, c’est un enjeu clef pour l’alimentation. Or, au Maroc, l’irrigation pour l’agriculture représente 80% de la consommation d’eau nationale. L’usage domestique arrive en deuxième position, suivi des usages industriels. Dans un contexte d’urbanisation croissante, la préservation de la ressource en eau s’avère donc un enjeu primordial pour l’économie marocaine. C’est pourquoi la question de l’eau, avec ses conséquences sur l’économie, l’alimentation et la santé, devrait prendre une part croissante des négociations internationales, dans le contexte de la COP22.
L’objectif de gestion durable des ressources en eau douce ne doit pas nous faire oublier les enjeux liés à la préservation et à la dépollution des océans. A l’heure actuelle, 75% de la pollution des océans provient de la terre, c’est-à-dire de ce que nous y rejetons (déchets, plastiques, pollution chimique, produits toxiques…). Pourtant, plus de 50% de l’oxygène présent sur terre provient de la mer. Contribuer à protéger les océans, c’est donc agir concrètement contre le changement climatique. Gestion durable de la ressource en eau et préservation des océans seront donc très certainement au cœur des enjeux de la COP22.

Lors de la COP21, le Maroc a affirmé sa position stratégique dans la maîtrise et l’adaptation aux effets du changement climatique. Les objectifs du Maroc en terme de contribution aux mesures internationales de lutte et d’adaptation aux effets du changement climatique ont été présentés en juin 2015. Ces engagements sont ambitieux prévoient une réduction inconditionnelle de 13% des émissions de GES du pays d’ici 2030 et une réduction additionnelle possible de 19%, liée à un appui financier international, soit un effort de réduction globale de 32% des émissions de GES d’ici 2030.
Afin d’atteindre ces objectifs, le Royaume a développé deux politiques complémentaires : une politique d’atténuation et une politique d’adaptation aux effets du changement climatique. Le programme d’atténuation s’appuie sur différents plans sectoriels, dont le Plan National d’Assainissement Liquide et d’Epuration des Eaux Usées (PNA), adopté en 2005. Les objectifs du PNA à l’horizon 2020 et 2030 sont :
– atteindre un taux de raccordement global au réseau d’assainissement en milieu urbain de 80% en 2020 et de 100% en 2030 ;
– atteindre un volume des eaux usées traitées de 60% en 2020 et de 100% en 2030.
En ce qui concerne l’adaptation au changement climatique, le Maroc s’est fixé les objectifs suivants d’ici 2030 dans le domaine de l’eau et de l’assainissement:
– dessalement de 285 millions de m3/an pour l’alimentation en eau potable ;
– réutilisation de 325 millions de m3/an d’eaux usées épurées ;
– construction de 38 nouveaux barrages ;
– traitement contre l’érosion de 1,5 millions d’hectares dans 22 bassins versants prioritaires.

De par ses métiers et les enjeux de son territoire d’ancrage, Lydec et ses 3500 collaborateurs participent activement à la gestion durable de l’eau douce et à la préservation des océans dans le Grand Casablanca
S’appuyant sur une stratégie intégrée et des technologies innovantes, plus de 60 collaborateurs de Lydec œuvrent jour et nuit sur plus de 6000 Km de réseau afin de traquer les fuites et améliorer le rendement du réseau d’eau potable. Grâce à leurs efforts, ce sont plus de 38 millions de m3 d’eau potable qui ont été économisées en 2015 par rapport à 1997, soit l’équivalent de la consommation annuelle en eau d’une ville de plus d’un million d’habitants.
Assainissement et épuration des eaux usées et dépollution du littoral casablancais sont également des contributions concrètes à la lutte et à la maîtrise des effets du changement climatique. En 2015, environ 550 000 m3 d’eaux usées ont été traités par la STEP de Mediouna puis dirigées vers l’oued Hassar pour usage agricole. Par ailleurs la mise en service en mai 2015 de la station Eaucéan située à Sidi Bernoussi, qui s’intègre dans le Système AntiPollution Est du Grand Casablanca, a permis d’atteindre un taux de dépollution du littoral Casablanca de 100%.

Dans ce contexte, les métiers de Lydec sont donc un apporteur de solutions concrètes aux effets du changement climatique.

Lydec eaux de baignade

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