A cinq mois de la COP22
Lydec présente ses engagements pour le climat et réalise son premier Bilan Carbone

Impression

Dans le cadre de sa 2ème feuille de route Développement Durable pour 2014-2020 (PADD 2020), Lydec s’était déjà fixé parmi ses objectifs de maîtriser les émissions des gaz à effet de serre. Aujourd’hui, dans le prolongement des efforts qu’elle déploie, l’entreprise lance deux actions d’envergure, contribuant ainsi et de manière concrète à la feuille de route nationale de lutte contre le changement climatique. Il s’agit de la réalisation de son premier Bilan Carbone et de la définition de   3 nouveaux engagements pour le climat. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la plateforme d’actions Changement Climatique que Lydec a définie, en amont de la COP22 (voir encadré 1).


Le premier Bilan Carbone de Lydec
Le Bilan Carbone est une méthode développée en 2004 par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Elle expose la méthode de calcul des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) engendrées par les activités des entreprises privées, publiques ou des collectivités.     Les facteurs d’émission utilisés ont fait l’objet en 2016 d’une adaptation au contexte marocain par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement.

 

Le Bilan Carbone de Lydec a été réalisé sur la base de cette version contextualisée et à partir de l’outil fourni par la Fondation. Le périmètre de ce bilan intègre l’ensemble des activités de l’entreprise (services communs et activités : distribution de l’eau potable et de l’électricité, assainissement liquide et éclairage public), c’est-à-dire l’ensemble des postes d’émissions de GES qu’elles soient directes, indirectes ou issues de la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise, soit le périmètre complet d’un bilan carbone.

 

Ainsi, le volume total d’émissions de GES de Lydec, enregistré en 2015, est de l’ordre de 345.000 tonnes équivalent CO2 (Teq CO2), avec une forte prédominance des émissions issues de l’activité de distribution de l’électricité (voir encadré 2).

 

Pour rappel, le facteur d’émission au Maroc est de 720 g de CO2 par Kwh en 2015, du fait des énergies principalement fossiles utilisées à ce jour pour la production de l’électricité. La diversification du mix énergétique, par l’intégration progressive de sources d’énergies renouvelables à hauteur de 52% en 2030, impactera, en effet, le volume d’émissions futur du Bilan Carbone.

 

Les résultats de ce bilan plaident pour une double approche : exemplarité de Lydec en agissant sur le fonctionnement quotidien de l’entreprise et approche partenariale avec, notamment, les parties prenantes publiques.

 

En effet, les principales marges de manœuvre de Lydec pour la réduction de ses émissions de GES concernent la gestion de sa flotte de véhicules, qu’ils soient lourds ou légers, et les procédés, notamment chimiques, liés à ses activités. La géolocalisation des véhicules et le développement de la formation à l’éco-conduite sont quelques actions déjà menées par l’entreprise et qui pourront être complétées par des tests de véhicules hybrides, prévus fin 2016. Enfin, le développement de comportements éco-responsables, comme les déplacements domicile-travail des collaborateurs, sera un important levier d’action et de sensibilisation en interne. L’entreprise prévoit ainsi le déploiement, en septembre 2016, d’une étude de mobilité en interne.

 

S’agissant des émissions liées à l’activité de distribution de l’électricité, qui impactent fortement le Bilan Carbone de l’entreprise, la nécessité d’une démarche partenariale avec les autorités publiques s’impose. En effet, la diversification énergétique, telle que prévue par la loi n°58-15 modifiant et complétant la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables, est un préalable nécessaire pour assurer le «verdissement» du mix énergétique national et local. La maîtrise de la demande énergétique des systèmes de production de l’entreprise est une autre action importante. Lydec s’est engagée dans cette démarche il y a plusieurs années, à travers la réalisation de son «Green Data Center» situé sur son site de Diouri et l’installation de panneaux solaires pour l’éclairage de ses principaux sites techniques, comme la station d’épuration des eaux usées de Médiouna et la station de prétraitement des eaux usées «Eaucéan» à Sidi Bernoussi.

Les engagements climat de Lydec
Afin de contribuer à l’élaboration de la feuille de route nationale de lutte contre le changement climatique, Lydec s’est fixé 3 engagements «métiers» répondant aux enjeux d’atténuation                  et d’adaptation au changement climatique sur son territoire d’ancrage :

 

  • Engagement 1 : Réduire de 20% les émissions de GES sur l’ensemble de son périmètre d’activité d’ici 2020 (Hors pertes électriques)
  • Engagement 2 : Atteindre une part de 10% d’énergie consommée à usage interne issue de sources renouvelables d’ici 2020
  • Engagement 3 : Economiser l’équivalent de la consommation d’eau d’une ville de 1,2 million d’habitants d’ici 2020 (par rapport à 1997)

 

Ces trois engagements reposent sur 3 principes structurants, visant à développer l’approche partenariale, notamment publique-privée, dans le domaine du changement climatique :

 

  • Principe 1 : Sensibiliser et mobiliser les parties prenantes de Lydec autour des enjeux du changement climatique
  • Principe 2 : Intégrer la vision des parties prenantes au plan d’actions de l’entreprise, avec l’appui du Comité d’experts changement climatique de Lydec
  • Principe 3 : Co-construire des solutions innovantes pour le climat, en partenariat avec la société civile

 

Les résultats du premier Bilan Carbone de Lydec ainsi que ses engagements pour le climat ont été présentés, le 1er juin dernier, à plus de 250 représentants des parties prenantes de l’entreprise (institutionnels, collectivités et élus, universitaires, experts, ONG, managers de Lydec…), lors d’un colloque organisé par le délégataire sur la contribution des partenariats public-privé à la feuille de route sur le changement climatique, en amont de la COP22.

 

L’évolution des émissions de GES de Lydec fera l’objet d’un suivi annuel, dont les résultats seront intégrés à son premier rapport dédié au développement durable qui devrait paraître en septembre 2016.

Encadré 1 : La plateforme d’actions Changement Climatique de Lydec
Définie en décembre 2015, la plateforme d’actions Changement Climatique de Lydec réunit aussi bien les acteurs du secteur privé que ceux du public ainsi que les parties prenantes de l’entreprise (acteurs institutionnels, collectivités, universités, société civile, grand public…). Elle s’articule autour d’une thématique principale: «La maîtrise des effets et l’adaptation au changement climatique sur le territoire du Grand Casablanca et au Maroc» et de 3 axes d’intervention :
Expertise & Métiers : actions sur le périmètre interne de Lydec (Bilan carbone) et actions menées dans les métiers de l’entreprise (distribution de l’eau potable et de l’électricité et gestion de l’assainissement liquide et de l’éclairage public) pour contribuer à la lutte contre les effets du changement climatique.
Institutionnel : participation aux coalitions sectorielles/thématiques (eau, habitat durable, énergie…) internationales, appui aux initiatives fédérant les secteurs privé et public …
Sensibilisation et mobilisation des parties prenantes, avec l’appui de la Fondation Lydec : actions menées en partenariat avec la société civile auprès des parties prenantes.

 

Encadré 2 : Une tonne équivalent CO2 : Quelques ordres de grandeur
Une teq CO2, c’est :
– Un aller-retour Casablanca-Paris en avion
– 4.000 km parcourus en véhicule léger
– 800 kg de papier
– 3 ordinateurs pour leur fabrication et livraison
Ce contenu a été publié dans Développement durable, Notre actualité, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.