Eaucéan, un littoral retrouvé par les habitants du Grand Casablanca

Débutée en mai 2011, la construction du Système Anti-Pollution du littoral Est (SAP Est) du Grand Casablanca s’est achevée après 4 années de travaux, avec en point d’orgue son inauguration par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 13 mai 2015. Ce projet, d’un coût de près de 1,45 milliard de Dirhams, est le plus important porté par Lydec depuis la prise en main de la gestion déléguée en 1997. Il permet à la métropole d’atteindre un taux de dépollution de 100% des eaux usées et de retrouver un littoral propre. Retour sur cette réalisation d’envergure.

Rendre le littoral aux habitants du Grand Casablanca
En 2010, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a exprimé son souhait de voir le littoral Est de Casablanca dépollué et rendu à ses habitants. Lydec a répondu à cette demande en lançant le projet du Système Anti-Pollution Est (SAP Est). Cette initiative, financée conjointement par Lydec et l’Autorité Délégante, permet de réhabiliter la bande côtière en passant de 45% à 100% de traitement des eaux usées.

Projet structurant de dépollution, au cœur des enjeux nationaux de développement durable, le Système Anti-Pollution du littoral Est du Grand Casablanca offre de nouvelles perspectives à la métropole.

Les eaux usées dépolluées à 100%
Seules 45% des eaux usées de la ville étaient traitées. En effet, le dispositif existant entre le littoral de Dar Bouazza et le port de Casablanca ne permettait de dépolluer que la partie ouest de la ville, grâce à la station d’El Hank. 55% des eaux étaient donc encore directement rejetées dans l’océan, polluant les plages et rendant impossible toute activité balnéaire, locale ou touristique, dans la zone est. Ce problème d’assainissement représentait donc un véritable danger pour la santé publique et la préservation de l’environnement.

En répondant à cette problématique, le SAP Est s’inscrit dans le cadre des grandes visions nationales de développement, notamment la Charte nationale de l’Environnement et du Développement Durable, initiée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en juillet 2009, et le Schéma Directeur National d’Assainissement Liquide (SDNAL) en termes de protection des grandes villes côtières. Au niveau local, le SAP Est s’intègre dans le plan directeur d’anti-pollution de la Wilaya de Casablanca, dont fait également partie la station de prétraitement d’El Hank.

Environnement, écosystème et hygiène publique
Avec pour objectifs de préserver l’environnement, l’écosystème côtier et l’hygiène publique, le projet offre à la ville de nombreux avantages. Ainsi, la population et le littoral du secteur Est de Casablanca profitent d’une réelle protection contre la pollution liquide due aux rejets d’eaux usées brutes, notamment en provenance des industries. De plus, la possibilité de raccorder de nouvelles zones urbaines ou nouvelles villes, telle Zenata, joue un rôle important dans le développement du Grand Casablanca.

Jean-Pascal Darriet, Directeur Général de Lydec, rappelle que la démarche de l’entreprise est chargée de sens : « Respecter l’environnement et rendre le meilleur service aux Casablancais, c’est ce que nous pouvons faire de mieux dans un métier tel que le nôtre ».

 

La renaissance des plages du secteur Est

En dépolluant 24 km de littoral, le SAP Est offre également une nouvelle vie aux plages, qui jusque-là étaient désertées par les baigneurs et les pêcheurs. Avec l’aboutissement du projet, elles redeviennent un lieu de vie autour duquel le tourisme peut renaître. L’assainissement des eaux de baignade ouvre la voie à de futures labellisations, et ce sont toutes les activités de loisirs qui vont en bénéficier : pêche, sport, promenade, baignade, etc. Le potentiel touristique de la côte reprend alors toute son ampleur, puisque la zone répond aux nouvelles normes de rejet d’eaux usées dans le milieu marin.

« Le lendemain de la mise en service de la station, les surfeurs ont repris possession de la plage. C’est un bel hommage rendu aux équipes de Lydec que de voir la nature reprendre ses droits et les citoyens redécouvrir des plages propres et un littoral protégé ». En quelques mots, Jean-Pascal Darriet résume parfaitement l’engagement réussi de Lydec pour le Grand Casablanca.

 

Une qualité de vie sans cesse améliorée

Avec le SAP Est, le cadre de vie des habitants de Casablanca s’améliore. La ville s’embellit et sa façade maritime est valorisée. En donnant son feu vert au projet, le Comité National des Etudes d’Impact sur l’Environnement atteste de la bonne intégration du SAP Est.

Les chiffres clés du SAP Est

 

  • 1,45 milliard de Dirhams : le montant de l’investissement financé conjointement par le délégataire (68%) et par le Fonds de Travaux de l’Autorité Délégante (32%).
  • 2,5 millions : la population directement concernée par le projet.
  • 250 000 m3/jour : le volume journalier d’eaux usées prétraitées (400 000 m3/jour à terme).
  • 16 000 m3 : la quantité de béton utilisée pour la station Eaucéan.
  • 4 800 W : la puissance des panneaux solaires utilisés pour l’éclairage extérieur de la station Eaucéan.
  • 4 800 tonnes : la quantité de béton utilisée pour lester l’émissaire marin.
  • 100 : le nombre de sous-traitants intervenus indirectement sur la station Eaucéan.
  • 24 km : la longueur de côte dépolluée par le SAP Est.
  • 19 mois : la durée de construction de la station Eaucéan.
  • 2,2 km : la longueur de l’émissaire marin, dont 1,2 km en tunnel sous la mer
    et de 20 m de profondeur par rapport au niveau de la mer.

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