Lydec dialogue avec ses parties prenantes en faveur du développement durable du Grand Casablanca

En adéquation avec la volonté nationale de promouvoir le développement durable, à travers notamment la Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable, et en cohérence avec son projet d’entreprise «Synergies 2020», Lydec a érigé, en 2012, la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) en enjeu stratégique.

Dans la continuité de cette démarche, elle a adopté, fin 2014, une nouvelle feuille de route «développement durable» structurée autour de 4 engagements (voir l’encadré sur le PADD 2020). Aussi, l’entreprise a adhéré au Pacte Mondial des Nations Unies, l’un des grands documents de référence de toute entreprise engagée dans une démarche de RSE.

Dans ce contexte, Lydec a souhaité apporter une participation concrète à la dynamique nationale et régionale engagée dans le domaine du développement durable. Pour ce faire, elle a organisé, le 26 octobre dernier à Casablanca, un colloque dédié à la thématique de la gestion durable des ressources naturelles réunissant l’ensemble des parties prenantes concernées.

Intitulée «Vers la révolution de la ressource, le temps des grands changements», cette rencontre a clôturé la 4ème édition de la Semaine du Développement Durable de Lydec, qui a eu lieu du 19 au 26 octobre 2015.

Alors que la communauté internationale, et tout particulièrement le Royaume du Maroc se prépare à la Conférence Internationale sur le Changement climatique (COP21) qui aura lieu à Paris en décembre 2015 et qui sera suivie par l’organisation de la COP 22 à Marrakech en novembre 2016, cette initiative marque, par ailleurs, une étape importante de la démarche de dialogue avec les parties prenantes engagée par Lydec.

Ce colloque a, en effet, été organisé pour constituer un espace d’échanges ouvert afin de réfléchir avec l’ensemble des parties prenantes aux enjeux liés à la transformation du modèle actuel de gestion des ressources naturelles et ses impacts sur le Grand Casablanca.

Rassemblant les 150 managers de Lydec et les représentants des filiales de SUEZ au Maroc, ce colloque a vu la participation de plus de 40 acteurs publics et privés du Maroc et du Grand Casablanca, institutionnels, entreprises, universitaires et acteurs de la société civile.

Des interventions de haut niveau ont marqué cette rencontre qui a été riche en échanges à travers notamment une table-ronde, laquelle a tenté de répondre à la question: «Quel développement durable pour le Grand Casablanca?».

Ont notamment pris part à ce colloque M. Abdelali Gour, Chef de cabinet, représentant le Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, M. Khalid Safir, Wali de la région Casablanca-Settat, M. Abdelaziz Omari, Président du Conseil Communal de Casablanca, M. Mostapha Mellouk, Président de l’association du Grand Casablanca, M. Erik Orsenna, écrivain et membre de l’Académie française et auteur de «L’Avenir de l’eau» et Mme Hélène Valade, Directrice Développement Durable de SUEZ.

Afin d’intégrer les attentes des parties prenantes exprimées durant la matinée, ce colloque a été suivi durant l’après-midi du 26 octobre par l’organisation du 8ème Séminaire du Comité d’orientation de Lydec, réunissant les 150 managers de l’entreprise, sur le thème: «La RSE, moteur d’un projet d’entreprise transversale, agile et innovante». Co-Animé par 6 experts du domaine des RH, de la gestion des ressources naturelles, des questions d’aménagement urbain ou de la solidarité et des relations avec les parties prenantes, ce séminaire a ainsi permis de retranscrire les attentes exprimées durant la matinée dans la feuille de route développement durable de Lydec.

A cette occasion, Jean-Pascal Darriet, DG de Lydec a indiqué : «Lydec et le groupe SUEZ inscrivent leurs métiers au cœur des enjeux de la ressource que nous considérons comme un des enjeux clés du 21ème siècle, car nous sommes conscients de l’importance de la contribution de nos métiers au développement de solutions durables». Et d’ajouter : «A travers notre plan d’actions développement durable, nous voulons mettre en exergue notre engagement RSE, notamment dans sa dimension environnementale et renforcer l’intégration des enjeux environnementaux, sociaux et économiques de l’entreprise».

Ils ont dit à cette occasion :

M. Abdelali Gour : «Aujourd’hui, il y a un réel besoin de mettre en place des politiques publiques ciblées visant à mieux valoriser les ressources naturelles et de placer le développement durable au cœur des préoccupations. Nous estimons le coût annuel de dégradation de l’environnement à 4% du PIB national. Face à ce constat, il s’avère nécessaire d’affronter la problématique des changements climatiques et de préserver les ressources naturelles dans le cadre d’une approche intégrée».

M. Khalid Safir : «Casablanca est entrée aujourd’hui dans la vie adulte avancée, elle a désormais la capacité de s’organiser, de faire agir et de créer plus de richesses». «Il faut aller vers un citoyen qui respecte sa Ville et que sa Ville respecte».

M. Abdelaziz Omari : «Les Casablancais sont capables de bâtir leur propre modèle de développement durable. Pour ma part, je rêve d’une ville plus blanche et plus verte». «Le dialogue avec les parties prenantes est un cadre d’échanges très important pour les parties concernées».

M. Mostapha Mellouk : «Etre Casablancais, c’est avoir une ambition de ville – modèle». «Quand il y a un projet qui tient la route et qui fait l’objet d’une participation du plus haut niveau de l’Etat jusqu’au citoyen, il est tout à fait réalisable».

M. Erik Orsenna : «La grande ville de Casablanca a un rôle exemplaire dans la préservation de la ressource. Pour ce faire, il faut saisir deux leçons. La première est la leçon de l’eau : L’eau est la revanche de la géographie, elle est diverse et est une question de volonté. Il faut ainsi définir l’ordre des priorités et penser aux solutions alternatives. La 2e leçon est celle de l’énergie. Nous avons une conception avec des centrales extrêmement importante qui produisent un flux important, ce qui représente une situation de monopole et de gigantisme. Le domaine de l’énergie a maintenant les moyens d’être moins géant. Il y a, en effet, une nécessité de décarboner, Tous les maires des grandes villes veulent avoir une certaine autonomie et des installations plus petites pour une situation beaucoup plus responsable et moins centralisée. Nous sommes passés d’un monde monopolistique et carboné à un monde où le consommateur prend le pouvoir et effectue ses propres choix».

Mme Hélène Valade : «Nous sommes aujourd’hui face à des enjeux immenses, à savoir l’évolution démographique, le réchauffement climatique, la sécheresse et leurs effets de dégradation sur les ressources naturelles, l’alimentation et la santé. Je rappelle qu’en 2035 environ 45% des populations vivront en situation de stress hydrique. Il ne s’agit pas de baisser les bras, mais de montrer qu’il y a un chemin pour changer la donne. Il faut faire la révolution de la ressource, en transformant nos modes de vie de manière à s’inscrire dans un autre modèle économique symbolisé par un cercle à la place du modèle linéaire (je produis, je consomme et je jette)».


Les 4 engagements du PADD 2020 de Lydec:

Baptisé «Plan d’Actions Développement Durable 2020» (PADD 2020), ce document de référence est structuré autour de 4 engagements et 20 objectifs en matière de RSE, fixés pour la période 2015-2020 :
– Engagement 1 : Réduire l’impact environnemental de nos activités ;
– Engagement 2: Faire de nos collaborateurs des acteurs du développement durable ;
Engagement 3: Innover dans nos métiers pour contribuer à la performance économique et environnementale de la métropole ;
– Engagement 4: Contribuer à l’attractivité du territoire de la région et dialoguer avec nos parties prenantes.

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