L’effet de serre et le changement climatique

• Qu’est-ce-que l’effet de serre ?

La Terre reçoit son énergie du Soleil, car les rayons du soleil réchauffent la surface de la terre. Les deux tiers de cette énergie sont absorbés par l’atmosphère, les sols et l’océan. Le tiers restant est directement renvoyé vers l’espace. Les nuages, et certains gaz naturellement présents dans l’atmosphère, absorbent une partie de ces rayonnements infrarouges et les réémettent vers la surface de la Terre. Ces gaz, que l’on appelle gaz à effet de serre, piègent une partie des rayonnements. C’est ce que l’on appelle l’effet de serre.
Ainsi, l’effet de serre est un phénomène naturel essentiel à notre planète, puisqu’il permet de réguler la température sur Terre. En effet, il permet d’avoir une température moyenne de 15° C au lieu de -18°C.

• Un déséquilibre engendré par les activités humaines

Depuis le XIXème siècle, sous l’effet de l’industrialisation, les activités humaines, émettrices de gaz à effet de serre, ont augmenté considérablement la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. On estime qu’entre 1750 et 2011, les concentrations atmosphériques en CO2 ont augmenté de 40% et celles de CH4 de plus de 150%. Ces gaz à effet de serre, artificiellement émis par l’Homme, viennent s’ajouter aux gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère. Les activités humaines ont donc altéré la composition de l’atmosphère au niveau mondial.

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• Les principaux gaz à effet de serre

Certains gaz à effet de serre sont naturellement présents dans l’atmosphère, comme par exemple la vapeur d’eau ou le dioxyde de carbone.
Cependant, les activités humaines émettent des gaz à effet de serre en quantité importante, engendrant l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Les principaux gaz à effet de serre sont :
Le dioxyde de carbone (CO2) : il représente 2/3 de l’augmentation de l’effet de serre engendré par l’Homme. Il est émis par des activités comme la combustion de gaz, de pétrole, la déforestation. Sa durée de vie dans l’atmosphère est de l’ordre d’une centaine d’années. Les émissions actuelles de CO2 auront donc un impact sur la température du globe pendant des dizaines d’années.
Le méthane (CH4) : les principales sources d’émissions de méthane sont les élevages de ruminants, les décharges d’ordures, les exploitations pétrolières et gazières et les rizières inondées. La durée de vie du méthane dans l’atmosphère est d’une dizaine d’années environ.
Le protoxyde d’azote (N2O) : ce gaz est principalement émis par les engrais azotés et certains procédés chimiques. Sa durée de vie est d’environ 120 ans.
L’hexafluorure de soufre (SF6) : ce gaz est utilisé dans certaines applications techniques, notamment pour les équipements électriques. Il a une durée de vie d’environ 50 000 ans dans l’atmosphère.

• Augmentation des gaz à effet de serre et changement climatique

Les changements climatiques correspondent à une variation statistiquement significative de l’état moyen du climat, ou à une variabilité du climat qui persiste pendant de longues périodes. Pour désigner ces phénomènes, on parle usuellement de « changement climatique ».

Le changement climatique peut avoir des causes naturelles. Cependant, le changement climatique observé actuellement sur Terre est pour la majeure partie scientifiquement attribué aux activités humaines. En effet, l’augmentation considérable des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, émis par l’Homme, a engendré un déséquilibre climatique, et sur le moyen et long terme le changement du climat mondial.

• Effets visibles du changement climatique

Le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du climat (GIEC) est un organisme intergouvernemental qui regroupe plus de 2000 experts sur le climat provenant de plus de 130 pays.
Le GIEC a pour mandat d’évaluer, à intervalles réguliers, l’information scientifique, technique et socio-économique disponible sur le changement du climat. Pour ce faire, il produit régulièrement des rapports d’évaluation sur l’évolution du climat. La production du GIEC constitue l’apport scientifique qui alimente les négociations internationales sur le climat, qui se déroule au cours des COP (Conférences des Parties).

Lors de sa 43ème session plénière qui s’est tenue à Nairobi en avril 2016, le GIEC a annoncé la nomination d’Abdallah Mokssit au poste de secrétaire du GIEC. Monsieur Mokssit est l’actuel directeur de la météorologie nationale marocaine. Au cours de cette rencontre, le GIEC a donné une place prioritaire à la question de l’Océan, en décidant de lui consacrer un rapport spécial qui sera présenté lors de la COP22.

Le 5ème rapport du GIEC, publié en 2014, a confirmé que le changement climatique est un phénomène incontestable. Ses effets sont déjà visibles. D’autre part, si rien n’est fait pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, les températures moyennes à la surface de la Terre pourraient augmenter de 4,8°C à l’horizon 2100, par rapport à la période 1986-2005.

Sur le moyen et long terme, les effets du changement climatique prévus sont:
– des phénomènes météorologiques extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses) ;
– un bouleversement d’un grand nombre d’écosystèmes (extinction de 20 à 30% des espèces animales et végétales) ;
– des crises liées aux ressources alimentaires : chute des productions agricoles, provoquant de graves crises alimentaires ;
– des dangers sanitaires : transmission des maladies animales
– des déplacements de population : l’augmentation du niveau de la mer (18 à 59 cm d’ici 2100) aura, selon les prévisions du GIEC, pour conséquence l’inondation de certaines zones côtières (notamment les deltas en Afrique et en Asie) et pourra causer la disparition de pays entiers (Maldives, Tuvalu), provoquant des phénomènes de migrations considérables.

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Source : Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, République française, rubrique « Energie, air et climat », « Effet de serre et changement climatique », « Effets du réchauffement climatique : des impacts visibles », http://www.developpement-durable.gouv.fr/Des-changements-visibles.html

De la COP21 à la COP22 : les Accords de Paris, un accord historique
En décembre 2015, à la COP 21, 195 Etats se sont entendus sur un accord universel et ambitieux- l’Accord de Paris- pour « contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 degrés ».
La COP22, qui aura lieu à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, aura pour mission de définir les modalités de mise en œuvre et de financement de l’Accord de Paris.

Sources :

Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, République française, rubrique « Energie, air et climat », « Effet de serre et changement climatique », « Effets du réchauffement climatique : des impacts visibles », http://www.developpement-durable.gouv.fr/Des-changements-visibles.html

Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, http://www.fm6e.org/

Météo France, « Comprendre – Tout savoir sur la météo, le climat et Météo-France », « Comprendre le climat mondial » http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/comprendre-le-climat-mondial/leffet-de-serre-et-autres-mecanismes

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